vivons heureux, vivons kasher

Publié le par facquet

 

  Mon trésor en DVD : Mon trésor - AlloCiné

 

De retour de Jérusalem-Est, l'évocation sur place du boycott de cinéastes israéliens en Europe, ne suscite qu'indifférence marquée, voire une réprobation ironique. Les Palestiniens ne semblent pas nourrir une quelconque animosité à l'endroit d'artistes venus d'Israël (ils ont d'autres chats à fouetter). Quant à la politique de l'Etat hébreu : ce n'est pas le lieu, plus précisément : le moment, d'en parler. Le zèle des antisionistes patentés obsessionnels apparaît dérisoire, ici et là-bas. Il n'est jamais bon de parler à la place des autres disait serge Daney. Passons. Un mot encore.

Tu marcheras sur l'eau en DVD : Tu marcheras sur l'eau - AlloCiné

Le gouvernement israélien a adopté, en 2000, une loi octroyant une aide annuelle de 12 millions d'euros. De cinq à neuf longs-métrage par an, la production nationale est désormais passée à plus d'une vingtaine. Depuis, le cinéma israélien connaît un véritable essor, en quantité et en qualité, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des ses frontières. De nombreux films en provenance de l'Etat hébreu sont distribués en Europe, et la critique internationale ne tarit pas d'éloges à leur sujet.

 

Prendre femme en DVD : Prendre femme - AlloCiné

 

Parmi ceux-ci, on retiendra Mon trésor de Keren Yedaya (Caméra d'or au Festival de Cannes 2004), Prendre femme de Ronit Elkabetz (2004) et Tu Marcheras sur l'eau (2004) et The Bubble (2006) d'Eytan Fox. Parmi les réussites de ces dernières années, personne n'oubliera pas de citer l'inclassable Amos Gitaï (Kippour en 2000).

 

The Bubble en DVD : The Bubble - AlloCiné

 

L'année 2007 a été féconde pour le cinéma israélien puisqu'il a raflé nombre de prix comme l'Ours d'or à Berlin pour Beaufort de Joseph Bedar, la Caméra d'or pour Les Méduses de Shira Geffen et Etgar Keret et le coup de coeur du jury dans la catégorie Un certain regard pour La visite de la fanfare De Eran Kolirin, avec un casting qui mêle acteurs israéliens et palestiniens. Ces films sont souvent porteurs de messages forts. Ils reflètent le quotidien des habitants du pays (yom yom en hébreu) et donnent à voir la diversité de la société israélienne, sans omettre, en outre, d'aborder le conflit israélo-palestinien (le cinéaste Avi Mograbi avec Pour un seul de mes deux yeux, ou Ari Folman en 2008 avec Valse avec Bachir, par exemple), ce qui irrite une certaine droite au pouvoir, dont certains membres souhaiteraient voir abroger la loi évoquée précédemment. Enfin, comment passer cette année à côté de Ajami des amis israélo-palestiniens Scandar Copti et Yaron Shani et de Lebanon de Samuel Maoz ? Laissons les artistes travailler. Messieurs les censeurs, bonsoir. Bien à vous.

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Publié dans pickachu

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