Perse et police (suite) : Perse sévère.

Publié le par facquet

 

 

 

 

 

Assistant d'Abbas Kiarostami sur le film Au travers des oliviers (1995, une merveille), Jafar Panahi réalise la même année son premier long-métrage, Le Ballon blanc, qui remporte la Caméra d'or au festival de Locarno 1997, puis se voit récompensé du Lion d'or à Venise pour Le Cercle (2001). Le cinéma iranien brille de mille feux. Sang et or (prix du jury de la sélection cannoise Un certain regard) en 2004 et Hors Jeu (Ours d'argent de La Berlinale 2006) confirment l'immense talent d'un cinéaste attachant épris de liberté et de tolérance, arrêté à son domicile de Téhéran le premier mars dernier par les forces de sécurité. Il y a quelques heures, Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison ferme, la justice de son pays lui interdit en outre de tourner des films et de quitter le territoire national durant les vingt prochaines années. Jafar Panahi n'est pas une victime d'Israël, ni des Etats-Unis d'Amérique, son sort risque donc de passer inaperçu. Veillons à ce qu'il n'en soit pas ainsi, autant que faire se peut, avec nos modestes moyens. D'autres, alentour, mieux outillés, peuvent faire plus et mieux. Nous attendons. Bernard-henri Lévy et Bertrand Tavernier sont, eux, déjà à l'oeuvre.

 

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Publié dans pickachu

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