Perse et police (suite)
Jafar Panahi (revoir Sang et Or et Hors jeu, deux grands films) est retenu depuis début mars dans les geôles iraniennes de l'humaniste Ahmadinejad. Frédéric Mitterrand a lu à Cannes un message de remerciement du cinéaste perse adressé à tous ceux qui le soutiennent dans l'épreuve. Récemment, un article, d'une revue mensuelle de cinéma tourangelle pourtant de qualité, trouvait excessifs les propos tenus par la presse occidentale à l'égard du président iranien. Pauvre petit... Lula fait de la lèche à un antisémite notoire. En ce moment, des milliers de jeunes et moins jeunes opposants croupissent dans les prisons du régime des ayatollahs. L'assassin de Chapour Bakhtiar, quant à lui, a quitté l'ombre pour la lumière (il dit "être passé de l'enfer au paradis"). No comment. Un silence pesant par chez nous sur le sujet (ça intéresse moins que Gaza, région en souffrance, il est vrai). Des indignations sélectives révoltantes. Eternelle lâcheté pathétique d'une certaine gauche aveuglée par un antisionisme pathologique (bien sûr, Israël est loin d'être irréprochable, cela va sans dire) doublé d'un antiaméricanisme pavlovien (les Etats-Unis ont souvent une politique extérieure plus que douteuse, eux-mêmes en conviennent). Vive Panahi ! Vive Obama ! C'est trop de la bombe ! Bientôt à Tours aux cinémas Les Studio le dernier film d'Abbas Kiarostami. Pourvu qu'il perce (elle revient de loin celle-là aussi...). With love.
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