Fidélité

Publié le par facquet

          

                                                                                                                                                                                                                   Au moment où quelques intellectuels influents passent à droite (ce qui n'est pas un crime) et que d'autres jouent les taiseux impénitents, le philosophe Bernard-Henri Lévy réitère sa fidélité à sa famille politique de toujours : la gauche antitotalitaire et modérée. Il évoque au passage le rôle de l'intellectuel engagé : un aiguillon plus qu'un compagnon de route godillot. Le tout dans les colonnes du Nouvel Observateur de cette semaine. Les sarcasmes à son endroit se font plus rares. Belle revanche pour cet intello médiatique tant et si injustement décrié. Ceux qui s'accommodent, à l'ultragauche, du populisme rance du président vénézuélien Chavez, continueront d'aboyer (BHL n'a jamais pactisé avec Pinochet ou Vidéla). Cela les occupe. Avoir 12 ans en 1977, regarder l'émission Apostrophe, un vendredi à 21h30, en compagnie de ses parents, consacrée ce soir-là aux jeunes nouveaux philosophes antitotalitaires (BHL et Glucksman), proches des dissidents anticommunistes d'Europe de l'Est, laisse des traces. Satisfaction de n'avoir jamais hurlé depuis avec les loups, lorsque BHL s'exprimait à la radio, à la télé ou publiait un livre. Avec lui pour soutenir les Polonais de Solidarité dans les années 80 ; avec lui, encore, pour défendre les Bosniaques et les Kosovars (les années 90) ; avec lui, et Glucksman, encore et toujours, pour parler de ce qui se passe à Cuba, en Afghanistan, au Darfour ou en Tchétchénie. Avec Bernard-Henri Lévy, enfin, pour se tenir aux côtés des musulmans modérés (voire du prof de philo Robert Redecker...). Ne pas laisser Samuel Huntington gagner la partie. Belle revanche, oui, c'est certain. Bien qu'il se soit opposé à la guerre en Irak, revoir ce beau film qu'est Kilomètre Zéro ; lire à ce sujet  le texte fouillé du Monde du 16 février 2007 sur le Kurdistan irakien... Les Kurdes sont bien les seuls à ne pas regretter l'intervention militaire américaine de 2003. Voir La vie des autres, bon film allemand, sur le paradis communiste est-allemand (1945-1989) et sa police politique, la Stasi. Au cinéma Les Studio à Tours, 2 rue des Ursulines. Demander à M.G.Buffet (elle fait partie des meubles) son avis sur la question. En raparler ici. Peut-être. of

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Publié dans pickachu

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