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Publié le par O.facquet

 

Maradona par Kusturica - film 2008 - AlloCiné

Finalement la mort de Diego Armando Maradona aura en France suscité davantage d'émotion que la disparition de l'ancien Président Giscard d'Estaing.

Les rires moqueurs des contempteurs de « La société du spectacle », voire les sarcasmes condescendants des spécialistes du divertissement pascalien ne se sont pas fait attendre. Tant de larmes pour un simple dompteur génial de ballons ronds ? Tout ce ramdam autour d'un nouveau riche dresseur hors-pair de référentiels bondissants ? Giscard, oui Giscard, le modernisateur de la France des seventies, ce mythe errant à l'assaut du monopole du cœur, peiné qu'on se l'accapare, moins regardant concernant la peine de mort, oui, Giscard, Valéry de son petit nom, quelle déchéance intellectuelle et morale que de pleurer un sportif castriste, quand nous perdons un si grand serviteur de l'État. Les temps sont durs. Les médiologues en parlent. Les politologues s'en désolent. Il faut bien gagner son pain.

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Diego Armando Maradona, donc. Footballeur argentin mort le 25 novembre 2020. Nous ne pleurons pas seulement sur notre jeunesse qui fout définitivement le camp, ce serait bien trop simple. Non, ce type a intrinsèquement marqué son temps : c'est-à-dire le nôtre, il faudrait pouvoir montrer comment et pourquoi.

Le cinéaste Emir Kusturica dans Maradona par Kusturica s'est mis en 2008 à la hauteur du problème, en d'autres termes a pris son sujet au sérieux, et quand le sujet se nomme Diego Armando Maradona, le défi est de taille, nonobstant les 1m67 du champion du monde cocaïnomane.

Le réalisateur britannique d'origine indienne Asif Kapadia tourne en 2019 Diego Maradona. Le film est projeté hors compétition dans le cadre de la sélection officielle du Festival de Cannes de la même année.

En 2006, Jean-Christophe Rosé, dans un documentaire de qualité, Un gamin en Or, retrace le parcours tumultueux du héros argentin -un film très politique.

Les trois films documentaires retracent la vie du Pibe de oro, à l'aide d'archives et d'interviews plus ou moins inédites.

Diego Maradona Le Film 2019 - TopReplay

Sont-ce la gouaille du prestidigitateur sud-américain, ses frasques multiformes, ses relations interlopes napolitaines, ses addictions multiples médiatisées, son militantisme bolivarien, les revanches géopolitiques (la victoire sur l'Angleterre en 1986 pour faire oublier la défaite des Malouines), ses amitiés politiques douteuses, son castrisme débridé, sa libido généreuse, qui lui ont valu tout compte fait récemment une reconnaissance posthume quasi unanime ?

Force est de répondre par la négative. Reconnaissons toutefois que l'avoir entendu, à l'adolescence, recommander aux militaires argentins de rester au chaud dans leurs casernes, nous avait impressionnés. Nous n'oublierons pas par la suite. Nous savions cependant déjà qu'on pouvait à la fois briller sur un terrain de jeu et faire fonctionner plus que correctement ses neurones. La confirmation ne fit de mal à personne.

Diego Maradona au cinéma ! | S2PMag

Disons, pour faire vite, que seuls les exploits sportifs du lutin surdoué resteront dans les mémoires. Ses choix professionnels -Naples et le Mezzogiorno, plutôt que le Nord arrogant, par exemple- tomberont dans les oubliettes de l'histoire de ce sport. Les trois films sont de leur temps, le passage appuyé au biographique en témoigne, par la mise en valeur de la personne intime du footballeur, l'attention se déportant aujourd'hui de l'oeuvre vers l'ouvrier. En revanche, ses performances sur le terrain, ballons aux pieds et balles à la main (jeu de vilains absous par un autre Seigneur), bien servies au cinéma par un montage astucieux et une musique idoine (les Sex Pistols et leur God save the Queen chez Emir Kusturica), auront fait du football un art, avec une façon unique de faire se mouvoir un corps sur un temps donné et sur un espace délimité, tout à la fois, et Maradona en aura été un des plus brillants serviteurs. Une danse expiatoire, un desafio a la muerte. Un pied-de-nez au temps qui passe et à la pesanteur. Rien de plus, rien de moins. Tout cela, et Emir Kusturica et Asif Kadapia le rapportent sobrement : un gros plan fantasmé lors de la fameuse main de Dieu en 1986, un plan d'ensemble au moment du but du siècle la même année au Mexique, sans oublier le regard caméra rageur lors de la coupe du monde en 1994 organisée aux États-Unis d'Amérique.

Maradona, un gamin en or - Documentaire (2006) - SensCritique

Diego Armando Maradona, champion du monde en 1986, aura illuminé, plus qu'à son tour, des moments pas toujours faciles de nos existences, ce qui, pour un artiste -un créateur de formes, donc-, n'est déjà pas si mal.

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Diego Maradona" : le biopic sur le footballeur par Asif Kapadia a-t-il  séduit les critiques du "Masque" ?

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Publié dans pickachu

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