Pour Jafar Panahi et ses confrères (consoeurs aussi !)

Contre les indignations sélectives, et autres colères hémiplégiques, rappeler le sort que réservent aux artistes, aux cinéastes en particulier, les islamistes de Téhéran. Un pensée affectueuse pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof. Saluer aussi le courage du cinéma niçois Mercury : l'an passé, début janvier, il a rendu hommage aux cinéastes condamnés en Iran. D'autres boycottaient, les courageux, certains films israéliens, uniquement des films israéliens -c'est plus fédérateur, l'occasion de ratisser large, de bander les muscles sans prendre de riques. Montée d'adrénaline militante chez les tenants de l'assujettement politique de l'art. Le boycott d'une oeuvre d'art est déjà en soi une ineptie, c'est une faute douteuse, un crime bavard, lorsqu'on s'acharne sur des proies faciles. Israël est une démocratie. Ô combien critiquable sur bien des aspects (comme tout Etat), mais une démocratie tout de même. A la différence de la Syrie, non ? S'y rendre pour s'en faire une idée. Parler avec les uns et les autres. Surtout les autres. Les réalisateurs les plus critiques bénéficient de soutiens financiers publics et ne croupissent pas en prison quand leurs oeuvrent titillent le pouvoir en place. Ce qui est fréquent.
Sortent dans quelques jours Les Enfants de Belle Ville de Asghar Farhadi (remember La Séparation), un film venu d'Iran, et La femme qui aimait les hommes, clin d'oeil à Truffaut (?), du cinéaste israélien Hagar Ben Asher, avec Hagar Ben Asher. On se retrouve au premier rang ?
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