Jafar Panahi (presque) libre !

Publié le par O.facquet

 

Le cinéaste Jafar Panahi devra purger une peine de six ans de prison en Iran

 

Jafar Panahi, cinéaste iranien de renom, préparait un documentaire sur les manifestations antigouvernementales qui ont suivi la réélection truquée de l'ignoble Ahmadinejad en juin 2009, organisateur d'un congrès international des négationnistes en tous genres il y a quelques années, l'ami d'Hugo Chavez et de l'humaniste Muammar Kadhafi. Panahi a été arrêté à son domicile de Téhéran le 1°mars 2010 et condamné en décembre de la même année à six ans de prison et à vingt ans d'interdiction de tourner, de quitter le territoire national et d'accorder des entretiens. Mohammed Rassoulov, un autre cinéaste, a été à son tour condamné à six ans de prison. Panahi est soutenu par une forte mobilisation internationale depuis le dernier festival de Cannes en mai dernier, où Panahi devait appartenir au jury : l'appel à sa libération lancé à l'initiative, entre autres, de la Cinémathèque française, le sobre soutien d'Antoine de Caunes lors de la dernière céramonie des Césars -un fauteuil vide sous les sunlights-, même mise en scène au festival de Berlin, où une lettre de Panahi a été lue, sous la houlette d'Isabella Rossellini, un appel relayé, de Paris à Berlin, de Cannes à Los Angeles (Coppola, Cronengerg, Gus van Sant, les frères Dardenne, Sean Penn, Forman, Delon, Terry Gilliam, Lars Von Trier, Apichatpong Weerasethakul, le dernier Palmé d'or, oeuvrent en sa faveur), ont permis au réalisateur iranien d'être aujourd'hui en liberté sous caution, et plus ou moins libre de ses mouvements dans le périmètre qui lui est imparti par les autorités iraniennes. Il a fait une rapide apparition fin février à la Maison du cinéma iranien, à l'occasion d'une cérémonie en l'honneur de l'équipe d'Une séparation d'Asghar Farhadi, ours d'or au festival de Berlin. Il ne doit pas sa liberté au silence assourdissant de certains cinémas d'art et d'essai hexagonaux (collapse into now). Il faut dire qu'il n'est pas Palestien, et que ses geôliers ne sont pas américains, ni israéliens. Pas de chance pour lui. La liberté, comme l'amour, est contagieuse. Elle court de Rabat à Téhéran, en passant par Tunis, Tripoli ou Le Caire. Elle s'arrêtera un jour à La Havanne. Revoir Hors Jeu. Un des meilleurs films de Jafar Panahi.

 

of (cet article n'engage que son auteur)

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Publié dans pickachu

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