Skate haché
Gus Van sant
(Eléphant en 2003, Palme d'or à Cannes méritée), livre avec Paranoid Park
(2007) un filme virtuose autour d'un lycéen skateboardeur qui se rend coupable d'un meurtre (celui d'un vigile). La qualité des paysages sonores et la structure diffractée du récit, la succession
de scènes hétérogènes portées par un subtile jeu de montage et de mixage, font de Paranoid Park le digne successeur de Gerry et Last days, deux chefs-d'oeuvre inoxydables. La force et la richesse du film (aux cinémas Les Studio à Tours) vient du
fait que le jeune skateboarder prend conscience de sa responsablité criminelle via la télévision et son journal du soir. L'écran comme catharsis (en abîme, le cinéma comme éveilleur de conscience
?) ; ça va faire causer dans les chaumières psy.Dans Le Monde daté du mercredi 24 octobre 2007, G.V.S. confie (concession au public cinéphile français américanophobe ?) que "l'accident est une métaphore de notre présence en Irak". L'adolescence coupable ? Point trop n'en faut. Enfin, qu'un cinéaste s'engage à couper la main d'un de ses personnages (pour les besoins du scénario, bien sûr) et l'on parlera d'une "métaphore de la charia". Faut pas charrier ! of,
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