Rencontres fortuites

Publié le par facquet

mon-colonel.jpgDeux films vus hier, presque par hasard. Deux surprises, et des bonnes. Interview (2006, USA, remake d'un film du cinéaste Théo Van Gogh assassiné en 2004 par un islamiste), de Steve Buscemi (acteur de génie : Fargo (1996) des frères Coen, entre autres). Une rencontre cocasse à New York entre une bimbo avenante, a priori écervelée, frivole bien sûr, et un journaliste sur le retour, désabusé, un brin arrogant. ils jouent au chat et à la souris une heure durant dans le loft de la très belle actrice. Elle se révèle fine, attentionnée, fragile, subtile et rusée ; lui : une ordure, un beau salaud. Pour finir, un retournement de la situation imprévu, où tout est sauvé -apparemment- lorsque tout paraissait presque perdu (Sartre). Mon Colonel (France, 2006, le plaisir de retrouver Charles Aznavour, un immense acteur négligé) de Laurent herbier : un coup de poing dans l'estomac. La Guerre d'Algérie (période :1955-57) et son lot d'atrocités : pacification sanglante, attentats aveugles meurtriers. Un engrenage mortifère. L'Histoire est tragique. 1995 : retour du refoulé. Un colonel en retraite est assassiné et c'est toute la machine des pouvoirs spéciaux et de la torture institutionnalisée qui nous saute à la figure. Des procédures inacceptables sur le plan du droit et de la morale. Toutefois, les attentats suicides au milieu des populations civiles sont tout aussi répugnants, non ? Alors ? L'abolition de la distinction militaire/civile n'est pas une trouvaille diabolique du Front de Libération Nationale algérien, comme voudraient le laisser accroire les nostalgiques rances du colonialisme revanchard à papa. Les bombardements alliés sur l'Allemagne en 1944-45 ont été plus qu'intensifs certains jours -nonobstant le caractère abject du régime nazi. Vaste débat, on ne peut plus d'actualité. Les deux films n'apportent rien de nouveau, ne disent rien de neuf. Forme ancienne, figée : propos pertinents, images fortes mais convenus. En somme : deux bons films (manichéisme immobile des bons et des méchants esquivé), portés par une excellente interprétation (Sienna Miller, Cécile de france, Steve Buscemi, Bruno Solo, Olivier Gourmet, Eric Caravaca...), doublée d'une mise en scène transparente et d'un montage au cordeau efficaces. Aux cinémas Les Studio à Tours jusqu'à ce soir ; ça urge... of
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Publié dans pickachu

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