En passant

1) Lu le bel ouvrage sur Steven Speilberg de Clélia Cohen, scénariste et journaliste, critique aux Cahiers du cinéma de 1997 à 2004. Rien ou
presque sur Amistad (1997), aucune illustration, seuls ces quelques mots : "L'oubliable Amistad, la tentation perfide de l'académisme, une fresque pompière sur l'esclavage".
On se sent encore plus bête tout d'un coup... Il est pourtant fort ce film, tout de même. Un manque de goût. Essayer de se soigner. Demain ?
2) Vu récemment le western Pat Garret et Biily the Kid de Sam Peckinpah, sorti en 1973. Un choc. Une distribution originale : James Coburn (garret), Kris
Kristofferson (le Kid) et Bob Dylan (Alias) qui s'est chargé de la musique (et des paroles). En reparler. Peckinpah était grand.
3) Itou pour Godard, Jean-Luc. Bande à part, tourné en 1964, avec Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur, Raoul Coutard à la photographie, une musique
de Michel Legrand, ça ne ressemble à rien, c'est magique. Du même Godard, co-réalisé avec Jean-Piere Gorin, plus politique, c'est Tout va bien (1972), avec Jane Fonda, Ives
Montand, Vittorio Caprioli et Jean Pignol, une charge anticapitaliste plus efficace que le travail roublard et malhonnête de Michel Moore. C'est dire.
4) A hard day's night, découvert l'autre soir, de Richard Lester, un film honnête sur les Beatles, tourné il y a 45 ans : ce réalisateur connaissait
Godard, assurément, pour le caractère erratique et destructuré du récit, ce qui fait le charme discret de ces Quatre garçons dans le vent.
bises, of